La dette publique a considérablement augmenté en 40 ans

En 1979, la dette publique représente un peu plus de 20% du PIB de l’époque (source Wikipédia).. Elle frôle les 100 % aujourd’hui (au troisième trimestre 2015, 96,9% pour la dette brute, environ 10% de moins pour la dette nette, à 87,3%) (source INSEE). Elle est donc largement au delà du maximum fixé par le traité de Maastricht (60%)
En 1979, la dette des collectivités locales représentent exactement un tiers du total, soit 7% du PIB. Elle ne représente plus que 10% du total, mais comme celui-ci a fortement augmenté, cela représente environ 10% du PIB, donc une progression.

En 1979, l’État compte pour 62.4% de la dette, directement (pour l’essentiel) ou via les ODAC. Aujourd’hui, c’est 79%, (soit les 4/5 contre un peu plus de 3/5), d’un total (le PIB annuel) multiplié par presque 2 en monnaie constante entretemps. Et surtout, plus de 5 ans des impôts perçus par l’État (un peu plus de 300 milliards d’euros en 2015).

En 1979, la dette des organismes de sécurité sociale représente 4 ,8% du total soit environ 1% du PIB. Elle est aujourd’hui de 225 milliards (2015 T3), plus de 10% du PIB : multiplication par 10 en pourcentage du PIB, par 20 en monnaie constante, le fameux « trou de la Sécu » n’est pas un fantasme d’énarque !

Les intérêts versés par l’État sur sa dette, qui étaient montés jusqu’à 46 milliards d’euros en 2011, sont passés sous la barre des 40 milliards en 2014, du fait du niveau très bas des taux d’intérêts.
En 2005, le rapport Pébereau s’inquiétait de la possible augmentation de la charge de la dette, si les taux augmentaient. A l’époque, l’État payait déjà 40 milliards par an, pour une dette deux fois plus faible qu’aujourd’hui en valeur. Dit autrement, les taux de 2005, jugés bas par la commission Pébereau (Pébereau était un banquier, il connaissait ce sujet !), ont été divisés par deux depuis. Si on revient aux taux de l’époque, la charge de la dette augmentera d’environ 2% du PIB…

Il est prévu de publier un article plus développé sur ce thème